Angela BLANC

Angela BLANC.

Angela BLANC vous décrit sa  démarche artistique suite à la présentation de ses oeuvres.

Démarche artistique : 

 

“More is more !”

  Ce n’est pas parce que je ne comprends pas le principe, l’intérêt et la difficulté de synthétiser pour arriver à “Less is more”. Mais je ne peux pas être minimaliste. Surtout en ce qui concerne la couleur. Parce que même si j’essaie de m’imposer une certaine restriction d’une gamme chromatique modérée, je succombe à la tentation à chaque fois, sans honte ni état d’âme, cherchant un contraste, nourrissant le chaos, inaugurant la fête.

 

Tout ce que je fais, c’est remplir le vide. L’intérieur et l’extérieur.

 

Peut-être est-ce parce que je suis sud-américaine ? Peut-être à cause de mes ancêtres précolombiens ? Je ne me pose pas vraiment la question. Je me laisse porter.

Peut-être … Mais, en secret, j’aime le punk délirant de Pedro Almodovar et ses femmes vêtues de textiles improbables. J’adore le luxe de Gustav Klimt qui m’immerge dans l’or. J’aime le maximalisme de Gaudi et la disparition des angles droits. J’aime les textiles africains, les Indiens, les Mexicains et les femmes qui les habillent, les panaches Sioux et la danse autour du feu. Et bien sûr, les souvenirs : les magasins d’artisanat, la foule, les oiseaux, les fleurs, le plateau de fruits sur la table à manger … Notre luxe est l’exubérance multi-couleurs. Pourquoi choisir si je peux tout avoir ? Comme un perroquet, j’ouvre mes ailes et les secoue dans le vent, et du mouvement sort une aura de couleurs, éclairs, contrastes.

 

Ma peinture est une imitation du bonheur. Le bonheur est une table pleine de gens autour de laquelle on peut voir deux personnes assises sur la même chaise, des enfants sur leurs genoux juste pour être ensemble. C’est aussi traverser la Cordillère des Andes dans une 4L pleine de cousins, sans ceinture de sécurité, heureux et insouciants. C’est de voir sa mère apparaître à l’intérieur d’une foule après avoir traversé l’Atlantique pour venir nous voir et voir aussi les autres grand-mères de toutes les couleurs qui embrassent leurs petits-enfants dans la porte d’un aéroport. Chaque moment est un mélange de couleurs.

 

Je n’appartiens à aucun courant, je n’ai aucune certitude, je n’appartient à aucun club, car je suis comme je suis : toujours au mauvais endroit. Immigrant pour l’amour, j’accepte mon état. C’est pourquoi je ne cherche pas une classification, une forme de liberté car peut-être que j’ai trop vu, ce que je fais n’est qu’une synthèse sans prétexte, sans lien à une idéologie. C’est pourquoi je sais que “More is more”, si vous n’appartenez pas à quelque chose, vous faites partie d’un tout, où tout compte.

 

Angela BLANC.

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